samedi 6 mars 2010

Les bains

Aujourd'hui, je sais vraiment pas quoi vous dire... J'ai beau chercher, rien ne me vient à la tête. Je vais donc me laisser porter par mes mots et écrire au fur et à mesure de ma réflexion. Tiens, comme je vais me doucher ensuite, je vais vous parler des bains japonais (ça tombe bien, j'ai eu un cours sur ce sujet l'année dernière \o/).
Au Japon, on différencie 3 types principaux de "bains" : la douche, le bain, et le bain public.

La douche

Contrairement à nous qui nous douchons soit dans une cabine de douche, soit directement dans une baignoire, les japonais possèdent une salle de bain fermée hermétiquement. On y trouve une baignoire (comme chez nous) mais aussi (et surtout) un pommeau de douche (et le fil, et tout ce qui va avec) qui n'est pas au niveau de la baignoire : on se douche directement assis sur un tabouret, par terre à côte de la baignoire. Le sol étant un peu penché, l'eau qui tombe par terre s'évacue directement. On peut aussi trouver des bassines qu'on remplit, pour se laver à coup de bassines remplies d'eau. "Mais pourquoi ils se douchent pas dans la baignoire ? C'est plus pratique !" me direz-vous. Et bien je vais vous l'expliquer.

Le bain

Après s'être douché(e), une fois qu'on est bien propre, on peut ensuite entrer dans un bain bien chaud. En fait, le bain est coulé pour toute la famille, qui se baigne dans la même eau. C'est pour cela qu'on se lave avant de prendre son bain. D'ailleurs, j'espère que vous aimez les bains brûlants : les japonais aiment ressortir complètement cuits de leur bain. Ça détend plus après une journée de boulot, à priori ('sont fous ces japonais). "Mais pourquoi ils prennent un seul bain pour toute la famille ? C'est sale !" me direz-vous. Et bien non, ce n'est pas sale. Le partage du bain fait partie des mœurs japonais. C'est de cette manière qu'on arrive aux bains publics.

Les bains publics

Les bains publics font partie intégrante de la vie au Japon. Même s'ils sont moins fréquentés de nos jours, on trouve des bains publics (銭湯, sentô) un peu partout. Le principe : quand on arrive à l'entrée, on paye le prix indiqué (entre 300 et 600 yens selon les endroits) et on prend une entrée différente selon son sexe. Les hommes et les femmes sont toujours séparés (à l'exception des enfants en bas âge, par exemple si un père vient seul avec sa petite fille de 5 ans), et non, je vous préviens de suite, pas moyen de voir ce qu'il se passe de l'autre côté. Et pour les membres de la communauté homosexuelle, n'essayez pas de draguer, ça sera très mal vu. Une fois dans la salle "générale", on retire ses chaussures, prend un casier, se déshabille complètement et range ses affaires dans le casier, dont on prend la clé avec soi. Votre seul vêtement dorénavant sera une toute petite serviette, pour se cacher les parties génitales. N'ayez pas honte, personne ne vous regarde. Désolé pour la gente féminine, mais je ne sais pas comment ça se passe de votre côté. Je m'en tiendrai au côté "hommes".
On se sent un peu gêné au début, mais jetez un coup d'œil discret à "l'équipement" des autres visiteurs, et vous verrez (si vous êtes occidental) que vous n'avez absolument pas à avoir honte ^^ (la légende des petits organes japonais est bien vraie). Bon, vous voilà dans la place. Dirigez-vous vers le coin douche (des robinets placés devant un tabouret avec des bassines à côté) pour vous laver un bon coup avant d'entrer dans les multiples bains différents qui n'attendent que vous. Équipé de votre serviette, que vous pouvez quand même utiliser pour vous cacher (on vous prendra juste pour un gaijin (étranger), comme partout ailleurs), vous vous dirigez vers un des bains de votre choix. On trouve de tout : bain massant par ondes dans l'eau, bain super chaud, bain super froid, bain d'extérieur, jacuzzi... Cela dépendra du sentô où vous vous rendez. Vous remarquerez avec joie qu'il y a souvent un sauna. Faîtes attention car la température varie entre 70 et 80 dégrés. Quand on y entre, on s'assoit sur une estrade en bambou, en posant sa serviette sous soi (pour pas se cramer le postérieur), et on attend patiemment. Des fois, on peut y trouver une télé, pour ne pas s'ennuyer. Pensez à surveiller la pendule, qui fait des tours de 3 minutes (temps d'une session de sauna). Quand vous sortez bien bouillant du sauna, vous découvrirez un plaisir encore inconnu jusqu'à présent : vous jeter dans l'eau froide du bassin juste à côté, pour se rafraîchir directement. Rien de comparable avec ce qu'on connaît, même quand il fait trop chaud en été et qu'on plonge dans la rivière du coin.
Quand ensuite vous sortez de la salle des bains, vous retournez dans la salle aux casiers. Ici, vous pourrez vous sécher les cheveux, vous détendre avec des machines à massage, lire un journal, fumer une cigarette... Puis repartir, serein, en direction de chez vous, accompagné par le temps frais qu'il devrait faire dehors.

En bref, un vrai régal que les sentô ! ;)

Mata ashita !

vendredi 5 mars 2010

お酒

Bonsoir !

Le titre de l'article d'aujourd'hui est "osaké", ce qui signifie "alcool". Du coup, on va parler de l'inflation lors des années 90 au Japon.

...

Bon, OK, l'alcool, alors. ^^
La légende comme quoi les japonais ne tiennent pas l'alcool est vraie (et vérifiée de mes yeux). Trois bières (pour les courageux) et au lit. Pourtant, les japonais font partie des plus gros consommateurs de bière au monde, avec l'Allemagne.
S'il ne tiennent pas l'alcool, c'est dû à l'absence dans leur organisme de l'enzyme qui permet de la digérer et de l'assimiler en faisant moins de dégâts. C'est la génétique, on y peut rien. Par ailleurs, l'âge minimum pour boire de l'alcool est 20 ans (date de la majorité au Japon). Pourtant, une fois ce seuil passé, ils en boivent régulièrement. Il y a une tradition entre employés de bureau qui consiste à aller boire un verre (ou plusieurs pour les plus courageux) après le travail, ce qui retarde leur arrivée chez eux encore plus que leurs horaires indécents (oui c'est le mot : finir tous les jours à 21h, c'est indécent). Mais boire de l'alcool est un rite d'homme. Peu de femmes boivent. Et pas question de se mettre mort-pilo, torchon-carpette : c'est mal vu (en France aussi, me direz-vous, mais moins).
Par contre, si c'est le cas, attendez-vous à voir des choses rigolotes : votre patron qui a trop bu peut très bien se mettre à danser et faire le con, mais attention ! Contrairement à nous qui aimons ressortir les dossiers de soirées de "machin qui s'est mis à poil" ou "truc a sauté dans la piscine gelée", là, ne dîtes rien. Rien ne s'est jamais passé. Oui, votre patron a bu un verre hier soir, mais c'est votre patron, donc il tient très bien l'alcool, et n'a rien fait de spécial. Vous avez parlé projets d'investissement, etc...

D'ailleurs, vous connaissez sûrement le saké (appelez-le nihonchû en japonais). N'imaginez pas que c'est un bon alcool. C'est comme le vin français : il y a de très bons saké, et d'autres supers mauvais. Ne tombez pas dans le piège d'acheter du saké pas cher pour le ramener : vous décevrez vos amis.

Et n'oubliez pas la manière de dire "santé" quand on trinque en japonais : KANPAI !!!

Mata ashita !

jeudi 4 mars 2010

Sexualité et sécurité

Au cours d'une balade sur le web, je suis tombé sur un article choc d'Aujourd'huilejapon d'il y a deux jours : Le Japon enfin décidé à lutter contre la pornographie infantile. Je ne vais pas vous le décrire, ni vous en faire un résumé, je vous laisse regarder par vous-même.

Je vais profiter de cet article pour vous parler un peu de ce qu'est la pornographie au Japon. On trouve de partout (et beaucoup plus qu'en France) des magazines à caractère érotique ou pornographiques au Japon. Il suffit de se rendre dans un convini pour en trouver. Et en plus, il y a toujours un bon choix. Mais le plus surprenant, c'est le nombre de boutiques qui se consacrent uniquement au commerce de matériel porno. On trouve aisément des sex-shops, qui plus est assez bien indiqués, possédant des tonnes de DVD et d'accessoires érotiques. On trouve énormément (vous vous en doutes) de hentai et doujinshis (manga porno et/ou parodiques d'une série existante). Mais ce qui m'a le plus choqué, ce sont justement les accessoires. Vous ne trouverez quasiment aucun sextoy de couple ou même féminin. Des faux vagins de "oneechan" (petite sœur), ça, y'en a. Et un bon rayon. A croire que la culture sexuelle japonaise est centrée sur la masturbation masculine. Il est de plus évident avec cet article que les japonais ont un attrait tout particulier pour les (très, voire trop) jeunes femmes, "et mettez-moi un soupçon d'inceste avec ça, s'il vous plait".

La sexualité au Japon est complètement différente de la nôtre. Pour commencer, ce sujet est tabou (même s'il tend à s'améliorer), malgré tout ce qu'on peut trouver sur ce sujet. Même si en France on achète pas des pornos à la maison de la presse pour les exhiber à tout le monde, on en meurt pas de honte non plus. Au Japon, cela peut avoir des conséquences sociales assez lourdes (inimitié, ragots incessants, moqueries, bizutages...). La sexualité est donc refoulée par la société, et cela crée des pulsions et des envies qui peuvent être dangereuses. Rappelez-vous, le Japon est le pays le plus sûr au monde. Et pourtant, les cas de viols représentent 20% des affaires judiciaires devant un juré. Tapez "viol au Japon" dans Google, et vous trouverez un nombre étonnant de cas.
Il n'est pas surprenant (même si bien triste) de constater que ce tabou de la sexualité crée de véritables problèmes. Les jeunes, qui s'imaginent les choses sans que personne ne leur en parle, se font une idée totalement fausse de ce qu'est le sexe. Et on constate bien ce que ça donne si on jette un œil à ces fameux hentai / doujinshis : tentacules, viols, inceste... La plupart du temps, soit la femme rechigne mais finit par apprécier ce qui lui arrive (ben oui, c'est juste qu'elle savait pas ce que c'était, mais du coup, comme elle aime, elle se transforme en nympho) soit elle est entreprenante comme c'est pas possible et saute sur le mec avant qu'il ait le temps de dire "ouf!". La vision de la femme est donc falsifiée (comme dans tous les pornos, soit dit en passant).

Retenir ses pulsions sexuelles (comme toutes les autres) ne mène qu'à des problèmes. Cette affirmation ne s'applique pas qu'au Japon : souvenez-vous des centaines de viols sur mineurs par des prêtres Irlandais, qui ont été reconnus (et pardonnés par le Vatican, mais ça c'est une autre histoire qui me révolte dont on parlera plus tard) récemment. Donc ne vous retenez pas : n'ayez pas honte de pratiquer l'onanisme (fait naturel), de parler de sexualité, et de demander qu'on vous explique ces choses (pour les plus jeunes). Pour ça, je vous recommande Sexactu.

Ah, pour la petite histoire, et pour bien confirmer cet aspect du Japon : on trouve dans les trains qui desservent les grandes villes des wagons qui sont réservés au femmes, aux enfants et aux personnes handicapés, à partir de 20h (ou un peu plus tard, peut-être, je ne me souviens plus trop).

Sur ce, pensez à sortir couvert(e)s !

Mata ashita !

mardi 2 mars 2010

寝られない

Bon, ce soir, impossible de dormir. C'est assez embêtant, j'ai un examen dans 6h, mais on va faire avec. Du coup, je vous propose un article sur mon autre projet en cours, des cours de japonais pour les noobs. Projet commun avec Dahosdren, nous essayons de donner accès aux bases de la langue à un maximum de gens. Bien sûr, nous n'avons pas la prétention de dispenser des cours suffisants pour apprendre réellement la langue, mais à force d'entraînement (et au rythme de nos publications), vous pourrez avoir un niveau tout à fait correct, le bagage minimum indispensable pour partir au Japon (mais pas seul, attention). D'ailleurs, si quelqu'un a des talents de graphistes à l'abandon, nous sommes preneurs. Tiens, parlons un peu plus de la langue japonaise dans son ensemble.

Quand vous commencez à apprendre le japonais, il faut se mettre une chose en tête : ça n'a rien à voir avec ce que vous pouvez connaître. Cette langue ne ressemble à aucune autre, que ce soit par ses sonorités, sa grammaire, sa manière d'écrire... La logique syntaxique est toute autre, la manière de construire les phrases est totalement originale... Vous ré-apprenez à parler. Cependant, il ne faut pas en faire des tonnes pour autant. Le japonais est très facile à parler. Une fois les règles de construction des phrases assimilées, on ne fait que répéter, et rajouter de nouveaux éléments.
La difficulté (selon moi) se trouve dans l'écriture. Rien que les hiragana et les katakana (les deux syllabaires) représentent à eux seuls plus de 100 caractères nouveaux. En plus, il faut rajouter à ça l'apprentissage des kanjis (ma bête noire). Innombrables, ils servent à expliciter un mot à l'écrit, et possèdent au minimum deux lectures différentes. En effet, en japonais, beaucoup de mots se prononcent de la même manière. Quand on parle, le contexte sert énormément pour définir le sens de tel ou tel mot. Mais à l'écrit, c'est plus difficile. C'est pour ça que nos amis les kanjis sont là : ils explicitent la phrase, et permettent de la sortir de son contexte tout en étant compréhensible. Pour vous donner une idée, pour lire un journal banal japonais, il faut savoir lire en moyenne 2000 kanjis différents.

Malgré toute la difficulté que cet apprentissage représente, je ne saurai que vous conseiller de l'apprendre, si bien sûr vous avez une certaine passion pour le Japon. Car on ne connaît réellement ce pays et sa culture que quand on y est allé. Et encore, il faut y rester un bon bout de temps.

Sur ces encouragements, je vais réessayer de dormir, quand même.

Mata ashita !

lundi 1 mars 2010

Ennui

Aujourd'hui, pas de rapport avec le Japon. Aujourd'hui, témoignage d'un ennui profond.

Je ressens depuis quelques temps une stagnation. Une succession d'échecs. Mais surtout, je sais que je me leurre par mes loisirs. Des loisirs distrayants certes, mais qui ne font qu'effacer sur le moment cet ennui et cette angoisse que je ressens. Vacuité. Je perds mon intérêt petit à petit, tout en essayant de paraître serein en public. Mais je suis mort d'inquiétude. Je me pose des questions, mais sûrement pas les bonnes. En tous cas, celles qu'on ne se pose pas quand on va de l'avant. "Trouverais-je quelqu'un qui veut bien de moi ? Vers quelle direction dois-je aller ? Suis-je en train de tomber en dépression ?" Je me doute que de toutes manières, personne ne lira ça. Nostalgie. Je regrette tous les bons moments que j'ai passés, que j'ai peur de ne pouvoir revivre. Affection, amour. Manque. Éloignement. Distance avec tout ce qui m'entoure. J'ai l'impression de m'éloigner de ce but que je dois suivre, but que je ne connais même pas. J'aimerais retrouver un objectif, le dernier en date étant "aller au Japon". C'est d'ailleurs quand j'en suis rentré que j'ai réalisé que je n'avais plus aucun but à poursuivre, plus aucune passion qui me mènerait quelque part. Je continue à m'accrocher à mon quotidien, mais qui est d'une insupportable banalité. Rêve d'aventure. Envie de nouveautés. Mélancolie. J'ai peur d'être seul.
Je ne demande qu'un peu d'extraordinaire dans ce quotidien ordinaire.
見付けたい、おれの愛。。。だれか助けて。。。

dimanche 28 février 2010

Hard Gay



















Bonsoir ! Vous connaissez peut-être une ancienne idole japonaise, populaire sous le nom de "Hard Gay", ou "Razor Ramon Sumitani", son véritable nom étant Masaki Sumitani. Fan et pratiquant de catch initialement, il est plus connu pour ses "reportages" en tant qu'Hard Gay (HG). On le voit s'immiscer un peu partout, des restaurants au grande sociétés (comme Yahoo!Japan, par exemple). Parodiant à l'extrême l'image du gay vintage en tenue de cuir moulant, il se déhanche de manière très... très. Enfin, le bonhomme est assez difficile à définir, je vous laisse regarder par vous-même :
- HG et la boutique de ramen.
- HG affronte Bob Sapp (la vidéo n'est pas sous-titrée, mais pas besoin de comprendre ce que racontent les commentateurs).

Vous trouverez beaucoup d'autres vidéos des émissions où apparaît HG sur Youtube (j'ai vu qu'une team traduisait d'ailleurs les vidéos parues en vosta vers le français récemment (bouh, c'est pas bien le fansub) donc profitez-en).

Mais maintenant, penchons-nous plutôt (parce que présenter seulement c'est pas intéressant) sur ce que cache HG en profondeur.

La société japonaise, comme vous le savez peut-être, aime l'ordre. N'essayez pas de dérangez l'ordre établi. Cachant déjà un ostracisme certain (même s'il tend fortement à disparaître), les japonais aiment rentrer dans le moule, et être Monsieur tout-le-monde. De fait, l'homosexualité est assez taboue, et plutôt mal vue. Un personnage tel qu'HG permet de briser ce silence, en exagérant certes, mais de par l'humour provoqué, se montrer aux yeux de tous. On peut penser qu'il offense la communauté gay en caricaturant à un tel point les homosexuels, mais à mon goût, dans une société aussi renfermée que la société japonaise, il faut en passer par là. Selon moi, on peut rire de tout. Surtout quand cela contribue à accepter l'autre, qui n'est pas pareil, et discriminé de par sa sexualité différente de la "normale" (oui, certains pensent que l'homosexualité n'est pas "normale"). Je m'exprime peut-être un peu maladroitement, mais j'espère que vous aurez compris ce que je veux dire.
Je pense qu'HG a contribué à faire connaître et reconnaître la communauté gay au Japon,et, même s'il reste du chemin à faire, a ouvert la voie vers une tolérance qui doit grandir, se répandre (et pas seulement au Japon), pour qu'on arrête de s'envoyer des bombinettes sur la figure.

Mata ashita !

samedi 27 février 2010

Le Fansub, c'est mal

"La décision de TV Tokyo vise à couper l'herbe sous le pied des pirates, fans d'animation japonaise qui ne veulent pas attendre la diffusion TV tardive de leurs séries fétiches par leurs chaînes nationales. Du coup, ces inconditionnels de "l'animé" importent les épisodes virtuellement en fraude sous forme de fichiers vidéo, via des complices au Japon. Puis ils les sous-titrent eux-mêmes de façon artisanale et les répandent ensuite sur internet. "Ce phénomène est devenu un gros problème pour le monde de l'animation japonais", a souligné TV Tokyo. "Nous espérons que la diffusion légale quasi simultanée au Japon et sur internet va permettre de contrôler ces pratiques illégales", a-t-elle ajouté." - Aujourd'huilejapon.com

De plus en plus de gens s'intéressent à la culture manga, et ce tous les jours. L'essor de cette culture en France a vraiment commencé avec la diffusion à la télévision de Dragon Ball Z et autres animes de la même période. Aujourd'hui, c'est par celle de Naruto sur la chaîne GameOne que l'on retrouve un nouvel engouement.

J'imagine que vous connaissez tous au moins une team de Fansub. Et surtout, n'allez pas dire que vous n'avez jamais téléchargé d'animes pas encore licenciés en France, je ne vous croirais pas.
Bref, aujourd'hui, si l'on peut voir autant de lecteurs de manga en France, et si cette culture est aussi répandue, c'est sans aucune contestation possible grâce au travail de ces teams. Or, la mode depuis peu est à priori aux critiques de ces teams, qui ne font pas du bon travail, qui sont lentes, qui "volent" les licences...
Je rappellerai que ce sont les mêmes gens qui téléchargent et donc appuient le travail de ces teams qui leur balancent des pics dans le dos. Les mêmes qui réclament un travail de meilleure qualité, tout en étant dans des délais encore plus brefs. Les mêmes qui insultent un subbeur (en l'occurrence, moi) parce qu'il est triste de voir une série qui lui tenait à coeur, sur laquelle il travaillait, d'être licenciée. On lui répond qu'il n'a que le droit de fermer sa gueule.

En fait, les subbeurs sont donc des gens qui n'ont pas le droit d'avoir de sentiments, d'essayer de donner le meilleur d'eux-même pour que d'autres puissent profiter d'une culture soi-disant "illégale" (et qui ne l'est pas, mais j'expliquerai ça une autre fois) mais qui a contribué au succès de l'anime en France, et doivent juste se taire en faisant leur boulot. Et en plus, on leur crachera dessus si jamais ils disent quelque chose sur le sujet.

Vous l'aurez deviné, je suis subbeur. Traducteur, pour être plus précis. Et si vous ne faîtes pas partie de ces gens qui profitent du travail d'autres en les insultant après, je vous propose d'aller faire un tour sur le site de ma team : la Baka no Fansub.